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Comment ai-je pu me laisser entraîner
dans cette galère? Plus je réfléchis rétrospectivement à cette situation,
moins je trouve de solution. En fait je ne pouvais l’éviter
lorsqu'elle se présenta. L'homme de nos jours ne réfléchit pas. Il obéit à
des usages, répond automatiquement à des événements. Généralement les
rouages de la société le maintiennent malgré lui dans le droit chemin. Et si
le guidage dérape ou l'entraîne dans une voie dangereuse il ne s'en aperçoit
que lorsqu'il est trop tard. J'étais
un mari sage et à ce titre vulnérable. Mais heureusement mon médiocre travail
me faisait rarement côtoyer des créatures de rêve. Dans ces cas là je
faisais bien sûr assaut de galanterie comme tout homme normal, mais j'étais
protégé par le fait que je n'étais pas beau, et par une alliance que je ne
cherchais nullement à cacher. Les femmes séduisantes sont habituées aux
hommages de tous, et savent comment remettre à leur place les médiocres pour
ne laisser passer que les hommes exceptionnels, par le corps, l'esprit ou
l’argent. Le processus est quasi inconscient et d'ailleurs réciproque. C'est
ainsi que les êtres beaux et/ou intelligents ont l'habitude de se côtoyer en
ignorant la foule des insipides attirés par leur flamme. Ne vous méprenez pas, je n'étais ni
ne voulais être infidèle. Plus brillant j'aurais fais plus attention à mon
comportement de façon à éviter de me retrouver en situation compromettante,
car j'aimais ma femme. Je ne me plains pas non plus de mon
sort. Je ne suis pas OS dans une usine automobile, je gagne correctement ma vie,
et j'ai un peu d'argent de coté. Je ne me méprise pas, simplement je sais que
je ne révolutionnerai pas la technique ni ne découvrirais aucun principe
philosophique nouveau. Je pense que cette femme n'avait rien
d'une créature de rêve. Elle n'était même pas plus belle que ma femme,
simplement aguicheuse, par ses manières et ses vêtements. Ce n'était qu'une
secrétaire réquisitionnée pour prendre des notes dans une discussion
d'affaire, mais je ne pouvais m'empêcher de la fixer tout le long de la
discussion. A cause de son maquillage excessif, de son parfum flottant dans la
pièce, de son décolleté profond et de sa jupe remontant fortement sur ses
cuisses. Je fus presque soulagé à son départ,
car je pus mieux me concentrer sur mes affaires. Mais je la heurtais violemment au détour
d'un couloir, au sortir de la réunion. Mes réflexes de politesse jouèrent
normalement : -
Oh ! Veuillez m'excuser, je ne
regardais pas où j'allais, comment pourrais je me faire pardonner ? -
Ce n'est rien, mais cela peut
s'arranger très bien si vous y tenez. Il vous suffit de m'inviter à prendre un
verre, ajoute-t-elle avec un sourire radieux. Les automatismes cités plus hauts
prirent la suite : -
Mais bien sûr, ce sera avec plaisir.
Je ne le savais pas à ce moment là,
mais à partir de là je n'eus plus aucun libre arbitre et j'allais être
inexorablement entraîné vers ma perte. Jusqu'ici rien que du très classique,
pas un brin de réflexion n'entrait dans le déroulement de la situation. Je l'emmenai dans un bistro minable,
n'ayant guère le choix dans le quartier mais elle ne tiqua pas. Elle me demanda
de l'excuser, elle partit donner un coup de fil tandis que je commandais. Une première sonnerie d'alarme sonnait
en moi. Je tentais de secouer ma léthargie. Il fallait que je me débarrasse
dare-dare de mon conditionnement et par la même occasion de cette fille, car
cette fille c'était les emmerdes. Elle ne réagissait pas normalement, et
pouvait même accepter mes avances. J'en eus la confirmation lorsqu'elle
revint s'asseoir à mes cotés, collant sa cuisse à la mienne, et m'environnant
de son parfum entêtant. Je restais comme paralysé, n'osant plus bouger, pris
d'une violente pulsion sexuelle incontrôlée. Un homme habitué à dormir
toutes les nuits avec un corps de femme ne devrait pas réagir ainsi. Je cessai toute allusion galante,
cherchant comment me tirer de ce guêpier. En fait, je ne parlais pratiquement
plus, m'en tenant au minimum décent. Je tentais un timide: -
Bon il se fait tard, je dois rentrer,
peut être à une autre fois. -
D’accord, mais je voulais encore vous
demander, si ce n'est pas trop abuser, peut être pourriez vous me raccompagner. Mon maudit conditionnement joua encore : -
Bien sur, ma voiture est par ici. Dans ma petite voiture, son parfum
envahissait tout et je me dis que j'aurais intérêt à rouler fenêtres
ouvertes en rentrant. La jupe totalement retroussée, elle n'arrêtait pas de
croiser et de décroiser ses jambes, que j'observai à la dérobée. Elles étaient
longues et bronzées. Elle souriait de mon embarras. Nous arrivions à destination, mais
elle ne descendit pas tout de suite. -
Cette fois je suis votre débitrice, et
je voudrais vous offrir un verre. -
Je vous remercie, mais il se fait tard
et ma femme m'attend. -
Juste une minute, vous n'avez tout de même
pas peur de moi ? Oui j'avais peur, mais un homme se doit
de le cacher et de relever tout défi pour prouver le contraire. C’est ainsi
que je me retrouvais chez elle… -
Servez vous et asseyez-vous, je reviens
dans un instant. Et voilà, moi un homme marié et fidèle,
je me retrouvais dans l'appartement d'une autre femme. A bien y réfléchir, je
n'avais plus eut aucune possibilité de m'en tirer à partir du moment où je
l'avais invité à prendre un verre. Elle revint, vêtue d'un déshabillé
vaporeux et s'assit tout contre moi. Elle colla sa cuisse contre la mienne, puis
se tournant vers moi, pressa son sein gauche contre mon épaule en une invite
non déguisée. -
Eh bien qu'attendez-vous? Vous n'êtes
tout de même pas monté seulement pour prendre un verre. Courageusement, je tentais une dernière
marche arrière : -
Excusez-moi mais je suis marié. -
Allons donc une petite entorse au
mariage ne lui a jamais fait de mal. Je ne te plais pas ? Je tentais une grossièreté : -
Vous êtes très belle (c'était exagéré
mais il fallait dorer un peu la pilule), mais mon goût se porte sur les filles
un peu maigres, (c'était faux, elle était un peu grasse, mais j'adorais les
formes opulentes) -
Menteur. Elle prit ma main qu'elle porta à son
sein. Rien à voir avec ceux, menus, de ma digne épouse, chaire opulente et
chaude qui roulait sous ma main qui en épousa le contour. Encouragée par cette
caresse, elle colla ses lèvres aux miennes. Rien à voir avec les lèvres sèches
et fermées de ma femme, la bouche largement ouverte laissaient passer une
langue exigeante qui me chatouillait le palais. Sa propre main caressait une bosse très
récemment apparue. Elle rompit la première le contact, se
levant. Comme j'ébauchais un geste pour la retenir, elle prit ma main et me fit
lever. Elle recula doucement sans me lâcher, en répétant d'une voix rauque
comme chavirée par le désir. -
Viens oh viens. Elle me conduisit dans une chambre où
elle me lâcha pour s'allonger sur lit. Et voilà, j'étais dans la chambre
d'une femme à laquelle j'allais de toute évidence faire l'amour. C'était
ainsi que l'on trompait sa femme. En offrant un verre à une inconnue, on la
raccompagnait chez elle, on montait dans son appartement, on échangeait
quelques caresses, quelques baisers, puis on couchait avec elle. Je
n'avais plus qu'une seule solution assez honteuse, prendre mes jambes à mon cou
et fuir sans demander mon reste. Seulement voilà, la dame en question était
nue sur le lit et l'image vibrante du désir: Jambes écartées, elle m'offrait
le spectacle de son sexe ouvert. Elle caressait ses seins qui prirent sous
l'effet de l'excitation un relief tout à fait étonnant. Elle se passait la
langue sur les lèvres ou les arrondissait en un baiser accompagné d'une œillade
assassine. Et toujours des -
Viens oh viens. Oscar de la vulgarité tel qu'on le
voit dans les films classés. Je me débarrassai fébrilement de mes
vêtements tandis que ses caresses devenaient plus violentes et qu'elle opérait
un changement mineur à son texte : -
Vite oh vite. Je me jetais sur elle, appliquant mes lèvres
aux siennes. Je sentis sa main descendre, se poser sur mon sexe pour le guider
en elle. Je ne me savais pas capable de telles
violences, je ne savais s'il en était de même pour elle, mais je n'avais
jamais été aussi excité. Il semblait en être de même pour elle tant ses
cris et ses gémissements emplissaient mes oreilles. Cependant j'eus quelques doutes après
le jaillissement final, car alors que je reposais complètement vidé incapable
du moindre mouvement, je sentis ses lèvres descendre à petits baisers le long
de ma poitrine, pour s'emparer de la petite chose molle qui subsistait entre mes
jambes. A ma grande surprise elle eut tôt fait de lui redonner de la vigueur.
Lorsqu'elle jugea le résultat satisfaisant, elle se redressa, s'empala dessus,
et se mit à monter et descendre lentement. C'était une sensation curieuse de
rester passif tandis qu'elle me faisait l'amour, un tel retournement des
situations, que je réagissais peu. Elle prit mes mains qu'elle posa sur
ses seins, et là je commençais à me réchauffer. Le rythme s'accéléra
jusqu'à ce que j'explose de nouveau. Mais elle n'en avait toujours pas
assez. Elle guida mon visage vers le bas et je fis pour la première fois l'expérience
de titiller l'intimité d'une femme. Il y avait un certain plaisir à rechercher
les caresses les plus excitantes pour sa partenaire et à les approfondir pour
lui faire perdre son contrôle. Je réussis si bien cet exercice qu'elle me
repoussa pour me présenter son dos. Là je la pris de nouveau pour la troisième
et dernière fois. Je me rhabillais un peu honteux et je
l'embrassais distraitement en la quittant sur le pas de la porte. -
J'espère te revoir. -
Moi aussi Mais je n'en pensais pas un mot. Pour
moi allait commence l'enfer du remords.
Mais ce fut un enfer beaucoup plus
concret quand je reçus huit jours plus tard par courrier une enveloppe
contenant une photo de moi en train d'embrasser ma conquête de l'autre jour.
Curieusement celle ci était accompagnée du négatif, d'une adresse d'un jour
et d'une date. J’y rencontrais un homme masqué, et
voulu tout de suite mettre les choses au point. -
Je sais que vous voulez me faire
chanter et je vous dis tout de suite que je ne céderais pas. Non que je me
fiche de vos menaces, mais si je cède, vous allez me saigner à blanc financièrement
et finalement vous mettrez tout de même ma femme au courant quand je ne
pourrais pas payer. -
Vous vous trompez lourdement, nous ne
voulons pas votre mort. Nous avons fait douze clichés pas un de plus, que je
vous remettrais un à un chaque mois avec le négatif contre la modique somme de
mille francs. -
Pourquoi si peu ? -
Je vous l'ai dis, nous ne voulons pas
votre mort. C'est une dépense dont vous pouvez vous passer aisément, en la
cachant à votre femme, d'après notre enquête. Nous ne cherchons pas le gros
coup, mais nous avons une multitude de petits clients pour qui cela représente
un tracas trop faible pour qu'ils se mettent en colère. Puisque vous semblez
apprécier Margot, la jeune femme qui nous a permis de vous piéger, c'est elle
qui viendra prélever l'argent ici chaque début de mois, en commençant par
demain. -
Dans ces conditions je paierai, mais je
n'éprouve plus guère de pensée tendre à son égard. -
Vous avez tord, nous ne chercherons
plus à vous piéger, et comme c'est une professionnelle, elle se fera un
plaisir de vous obliger contre un petit cadeau naturellement. J'ajoute que la
première fois ce sera à nos frais, alors vous auriez tord de ne pas en
profiter. J’y allais la rage au cœur : -
Vous m'avez bien piégé l'autre jour,
voilà le premier versement. -
Merci, ça n'avait rien de personnel. -
Vous faites ça souvent? -
Chaque fois que je rencontre un homme
marié sensible à mon charme, à cette fin je m'habille toujours soigneusement.
J'ai tout de suite sentie que je vous plaisais. -
Ou est la photo ? -
La voici, notre premier baiser. Elle n'est pas du tout floue, on me
reconnaît sans conteste. Je glisse
le cliché dans ma poche. -
Ca ne te donne pas d'envie ? -
Vous m'avez coûté assez cher et je
n'ai pas envie qu'ils prennent d'autres clichés. -
Il n'y en aura plus, vous pouvez nous
croire, si nous vous mentions, il serait beaucoup plus facile d'en avoir tiré
plus de douze. On te l'a dit aujourd'hui c'est gratuit, alors rentabilise ton
fric. -
Je ne m'intéresse pas aux prostituées. -
Ce n'était pas le cas l'autre jour.
Ecoute, je pensais que ça te plairait alors je me suis arrangé pour terminer
par toi et nous pouvons passer un long moment ensemble. Elle dégrafe sa robe, écarte les
jambes et se caresse les seins. -
Allez viens. -
Vous ne vous embarrassez pas de préambule. -
Dis que c'est une démarche de putain,
attitude qui te plaisait quand tu pensais que je n'en étais pas une mais que tu
réprouves à présent. Pourtant cela t'a séduit une fois. Tu m'as sauté
dessus comme si tu voulais me violer. Ca te séduira encore, mais dépêche-toi
avant que je ne m'envoie en l'air toute seule. Allez viens, tu en meurs d'envie,
tu n'arrêtes pas de me reluquer de partout. Effectivement le spectacle que Margot
m’offre m'excite au plus haut point et je se dis qu'après tout j’avais payé
le prix alors autant en profiter. Je lui caresse doucement les seins, et
aussitôt elle se met à gémir et à se cabrer. Sans doute un truc pour
m'exciter mais elle y réussi fichtrement bien. Alors je me laisse entraîner par la
passion. Depuis, je revois souvent Margo. Le
plus souvent possible, autant que mes finances me le permettent. C’est comme
une drogue, je ne peux m’en passer. Quelqu’un a-t-il une solution ? FIN C'est mon histoire la mieux notée par les critiques sans que je comprenne trop pourquoi. site perso : www.chez.com/desirstroubles et http://desirstroubles.multimania.com/ |