Billard
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- Ah vous êtes venu, comme je suis heureux.

Je reste sur le pas de la porte, mal à l’aise, sur la défensive.

- Je vous l’avais promis, mais cela ne change rien, je vous l’ai dis, je ne souhaite pas travailler avec votre société.

Il rit. Mon hôte est un homme brillant en smoking flamboyant qui rend miteux mon costume traditionnel.

- Je suis persuadé qu’il s’agit d’un malentendu, on vous a mal renseigné, je vous ai donc invité pour que nous fassions plus ample connaissance. Mais entrez donc, je vous promets de ne pas vous parler affaire, nous sommes d’abord là pour passer une bonne soirée.

- Merci

J’entre dans le hall. C’est une grande maison superbe. Je le suis jusqu’à un petit salon où nous attendent deux hommes et quatre femmes.

- J’ai invité deux autres clients, et leurs femmes.

Les femmes sont superbes en robe du soir, mais beaucoup plus jeunes que les hommes, je veux bien être pendu s’il s’agit réellement de leurs femmes.

- Voici Gertrude, ma femme.

Celle-ci est plus âgée que les autres, peut-être est-ce réellement sa femme.

- Et Eva ma collaboratrice.

C’est une superbe blonde, en robe blanche, qu’il prend familièrement par la taille, probablement sa maîtresse. Sa "femme" ne semble pas s’en offusquer. Moi ce que je remarque, c’est le corsage transparent qui laisse voir ses seins nus sous la dentelle.

- Vous êtes venu sans votre épouse ?

- Heu oui, un télégramme l’a rappelée dans sa famille.

Il prend un air faussement soucieux.

- Rien de grave j’espère ?

- Heu, je ne pense pas.

- Et bien Eva tâchera de la remplacer, n’est-ce pas Eva ?

La superbe blonde me sourit de toutes ses dents, vient à mes coté et me prend par le bras.

- Je ferais de mon mieux monsieur.

Et effectivement, elle fait de son mieux, je sens la chaleur de son corps au contact de sa hanche collé à la mienne et son parfum lourd me fait suffoquer.

Je dois prendre un air pincé, car mon hôte rit de nouveau.

- Allons détendez-vous, nous sommes là pour nous amuser. Qu’est-ce qui pourrait vous faire plaisir ? Un alcool, un cigare ?

- Non merci.

- Une petite partie de billard ?

- Je ne sais pas y jouer.

- Comment ? Mais c’est très facile, vous allez voir, Eva va vous montrer, c’est une championne.

Ma pieuvre parfumée toujours collée à moi m’entraîne vers un autre salon où trône un superbe billard.

Elle me lâche enfin pour aller se saisir d’une queue de billard.

Elle nettoie le bout de la queue tout en me regardant, souriante.

Moi, je dévore des yeux le galbe de ses seins.

- Vous allez voir, c’est très facile, il suffit de placer l’axe de la queue en direction de la boule.

Elle se penche en avant. Ses seins tendent le délicat corsage.

Mon dieu, le frêle tissu ne va jamais tenir !

Mais il tient.

- Venez derrière moi pour mieux juger de l’axe.

Je me déplace. Sa minijupe n’a pas été conçue pour de tels angles ! Elle est complètement remontée, découvrant totalement une croupe fabuleuse.

- Il faut tenir sa queue bien droite en direction de la boule visée.

Je crois rêver. Ma queue est effectivement bien droite, mais ce n’est pas vers les boules de billard qu’elle pointe.

- Approchez…

Sa voix est riche et rauque.

L’étroite bande du slip se voit à peine entre les deux môles massifs de sa croupe.

Je m’avance un peu, ils sont à présent à portée de main.

Je tends une main tremblante, effleurant une courbe comme pour me convaincre de leur réalité.

Elle ne semble pas s’en apercevoir.

- Approchez…

Je la prends par les hanches et incruste entre ses fesses l’expression de mon désir, compressé par mon pantalon.

Elle se tortille un peu entraînant un massage de mon sexe dressé me conduisant au bord de l’éjaculation tant je suis excité. Je gémis.

Elle se dégage en riant, je me sens frustré.

Montant sur le billard elle se couche face à moi, m’offrant une belle perspective sur son corps allongé. Elle vise puis frappe avec précision une boule. Plusieurs s’entrechoquent et l’une vient finir sa course dans un trou.

Elle rit.

Pas mal joué n'est-ce pas?

La fente de la robe laisse négligemment voir le joli galbe de sa cuisse. 

Elle ôte sa robe et glisse une main sous son body en scrutant l'effet sur mon visage.

Elle se caresse.

Elle s'anime sous ses propres caresses.

L'effet est garantit.

Je m'approche. Elle écarte son slip.

Mes yeux sont rivés sur son sexe.

Elle dégrafe le haut de sa robe et le fait glisser, libérant deux beaux seins ronds. 

Sa longue chevelure masque l'un de ses seins tandis qu'elle ôte son slip.

Je tends une main avide pour la caresser. 

Elle se laisse faire un moment, semblant apprécier la caresse. Je monte à mon tour sur le billard, la prends dans mes bras et l’embrasse. 

Ses lèvres sont douces, elle me laisse l’initiative un moment puis sa langue vient jouer avec la mienne dans une sarabande effrénée.

Elle se tourne et me montre de dos la fente de son sexe.

Puis se retourne et s'allonge dos sur le billard.

Elle écarte les jambes.

Je la renverse sur le billard, me libère à mon tour pour venir la pénétrer avec force. 

Je pars dans une chevauchée de plus en plus rapide, de plus en plus intense jusqu’à exploser en elle. 

Je n’ai jamais connu une telle jouissance, je suis au bord de l’évanouissement.

Lorsque je reprends mes esprits, je me rhabille tant bien que mal me sentant misérable.

La belle m’attend déjà rajustée, tirée à quatre épingles, rien ne laissant paraître de nos débordements.

Je la suis pour rejoindre les autres. Ils ne peuvent ignorer ce qui s’est passé. Je me sens honteux. Les deux autres clients me sourient d’un air entendu, et mon hôte me demande :

- Alors cette partie de billard vous a-t-elle plu ?

Je me tais gêné, surtout que la blonde est revenue se pendre familièrement à mon bras.

- Il est très doué, dit-elle d’un air entendu et en me plantant un baiser sur la joue.

Je rougis mais me laisse conduire jusqu’à la table.

Une fois assis, je sens sa main se poser sur ma cuisse.

Pendant tout le repas, elle minaude, se permet divers attouchements sur ma personne et me bécote. Je suis confus, pourtant je me laisse faire. Les autres font de même avec leurs « maris ». Seuls Gertrude et notre hôte restent dignes.

Après le repas, nous passons au salon et la scène tourne à l’orgie. Les autres clients embrassent sans vergogne leurs soi-disant épouses et les effeuillent sans autre forme de procès.

Eva s’active tout autour de moi. Elle a ouvert ma braguette  et pris dans sa bouche.

J’entends très loin comme à travers un brouillard rose mon hôte qui dit.

- C’est dommage que vous ne vouliez pas travailler avec nous, j’organise souvent ce genre de petit dîner pour mes clients.

La bouche d’Eva accentue la pression, je sens le plaisir monter en moi.

- Mais peut-être ai-je réussis à vous faire changer d’avis cher ami. Voulez-vous à présent utiliser nos services ?

Je ne peux plus tenir, je vais…

- Oui oh oui….

- C’est très bien. J’étais sûr d’y parvenir.

Mais je ne l’écoute plus. Eva s’est déshabillé, elle est sur moi et se frotte à moi comme une chatte en chaleur. Je l’enlace et la pénètre sans plus me soucier des autres qui forniquent aussi.

Notre hôte se lève et regarde la scène en souriant, Gertrude toujours aussi digne à son bras.

- Messieurs, je vous laisse à vos plaisirs, mais surtout continuer, je vous verrais demain pour les signatures.

Nul ne s’en occupe et la nuit se poursuit dans un tourbillon de chaires.

Ma partenaire reste le plus souvent Eva, mais il y a quelques fois dans la nuit quelques échanges et je goûte sans plus m’étonner à une rousse et à une brune.

 Le lendemain Eva est toujours à mes cotés pour le petit déjeuner gueule de bois. Notre hôte passe juste pour la signature comme il l’a dit. Je signe sans broncher l’esprit seulement préoccupé par les excuses à trouver pour écarter mon épouse à la prochaine orgie. 

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