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- Agent 22, vous irez nourrir la personne assignée à résidence à cette adresse. - Vous voulez dire la ravitailler. - Non, j’ai bien dit nourrir, c’est une espionne très dangereuse, Ulla, nous l’avons attaché dans sa propre maison. Nous avons pris nos précautions pour éviter qu’elle ait un gadget sur elle, mais faites tout de même extrêmement attention. - Pourquoi ne pas l’avoir mise en prison alors ? - Techniquement nous n’avons pas de mandat de dépôt, juste une assignation à résidence, mais nous sommes en train de soumettre un dossier au juge, cela ne devrait plus traîner. J’entre dans la grande demeure silencieuse. Je consulte mon plan pour me diriger vers la chambre. Un lit s'y trouve mais Ulla est attachée à un fauteuil. C’est un fauteuil spécial, sans grand confort, équipé de bracelets pour les mains et pour les pieds. La prisonnière s’y trouve, impuissante. - Ah c’est pas trop tôt je commençais à avoir faim. C’est une jeune femme très belle. Ses beaux cheveux blonds encadrent un visage délicat. Ses couettes pourraient la faire passer pour une petite fille sage, mais le maquillage soigné dément cette impression. Un rose pastel colore ses lèvres et ses yeux bordés de noir. Je comprends à présent le genre de précautions prises pour éviter les gadgets. Elle est quasi nue sur sa chaise, à part un collier, de longs gants et des cuissardes de cuir. Ses seins lourds se dressent pourtant fièrement, massifs et pourtant fermes et ronds. Le soleil y a tracé une frontière nette entre dessus bronzé et le dessous d’albâtre, , habituellement couvert par le soutien-gorge. Sans un mot, je décapsule ma barquette et tire une chaise à ses cotés. Ces plats auto chauffants sont très pratiques. Je lui donne la becquée. Elle mange lentement, proprement, et je fixe fasciné les mouvements de mastication de ses lèvres délicates, et ses yeux noirs fixés sur moi. J’en tremble un peu, si bien que lorsque je la fais boire, un peu d’eau coule. De plus en plus tremblant, j’essuie avec un kleenex ses lèvres, son menton, et j’effleure la petite goutte qui est venue se poser sur son sein gauche. Les jambes un peu flageolantes, je me lève et recule. - On dirait que tu as envie de moi, soldat. Pour ça oui, aucune femme ne m’a jamais fait cet effet, je murmure : - Vous êtes très belle… - Alors profites-en. Je me récrie : - Ce ne serait pas bien. - Ecoutes soldat, tu connais la loi. Je vais bientôt mourir, exécutée. Alors j’aimerai bien faire l’amour une dernière fois avant de mourir, alors pourquoi pas avec toi. Je proteste encore : - Ce ne serait pas bien, vous êtes attachée, ce serait comme un viol. - Mais puisque je te dis que j’en ai envie, regarde, je mouille. Elle écarte les jambes me présentant son sexe à nu. Mes yeux sortent de ma tête, j’ai terriblement envie d’elle, pourtant je fais encore non de la tête. - Je n’y peux rien, j’aurais quand même une impression de viol - Alors détaches-moi soldat. - Je ne peux pas, on m’a dit que vous étiez dangereuse. Elle rit. - Et qu’est-ce que tu crois que je peux faire, dans cette tenue ? Tu me détache et tu me garde en joue avec ton pistolet. Moi ça me dégourdira un peut les jambes, tu prendras ton plaisir et moi aussi. En ayant l’impression de faire une belle connerie, je la détache et me recule aussitôt, les doigts crispés sur la crosse de mon arme. Elle se lève, s’étire. - Hum ça fait du bien… Et tout en me regardant, elle se dirige vers le lit et commence à prendre diverses poses sensuelles. Toujours réticent, je m’avance pourtant peu à peu vers elle. Quand je me penche enfin vers elle, je sens quelque chose de dur contre mon ventre. - Lâche ton arme soldat ! Je ne sais d’où elle sort le pistolet braqué sur mon ventre mais je ne peux que lâcher le mien mollement pointé ailleurs. - Désolé pour toi, soldat, il y a des chances qu’on te juge pour haute trahison et que tu sois exécuté à ma place. Mais c’est toi ou moi. Je te trouve mignon et j’aurais bien batifolé avec toi pour te donner au moins ça mais il vaut mieux que je ne traîne pas trop dans le coin, ça pourrait devenir malsain. J’ai juste le temps de te donner un baiser. Sans écarter son arme, elle pose ses lèvres sur les miennes pour aspirer mon âme. Mon crâne explose et je perds conscience… www.chez.com/desirstroubles
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