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Je ne cherche la mariée qu’en fin d’après midi. Dans la mesure où je suis son témoin et que le mariage a lieu ce soir, il est temps. Quelqu’un me dit qu’elle est dans sa chambre. J’entre et je perçois une forme blanche et mousseuse. C’est Lydie. Ca me fait drôle de la voir en robe blanche, nous avons plus souvent vadrouillé en jeans et sweets informes qu’en tenue de soirée. Elle se regarde en robe de mariée dans un grand miroir. Mais sa robe est dégrafée et je vois dans son reflet un sein charmant sorti du corsage. Elle semble en évaluer la courbe. - Je me demande si je ne fais pas de bêtise, Eric. Elle tourne vers moi un visage plein de doute. Je lui réponds avec conviction en tentant d’ignorer ce qu’elle me dévoile. - Allons Lydie, toutes les femmes se le demandent au moment du mariage. Paul est mon meilleur copain. Elle n’en paraît que plus torturée en titillant son voile. - C’est le mien aussi, et aussi le premier homme qui a révélé la femme en moi. En fait le seul. J’enfonce le clou ravi. - Oui c’est le grand amour. Elle proteste. Dans le mouvement, le haut glisse tout à fait. - C’est le seul homme que j’ai connu. Comment savoir si ce serait mieux ou moins bien avec un autre ? Je prends un ton de reproche. - Voyons, tu dois le sentir en toi. - Je ne sais pas Eric, je ne sais vraiment pas, Aides-moi s’il te plaît ! Elle retire son voile qu’elle pose avec soin sur le lit. Je tente d’ignorer ses jeunes seins à présent tous deux révélés à moi. Ne comprenant pas où elle veut en venir, je lui demande un peu excédé. - Mais enfin, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Les yeux rivés sur sa jeune poitrine si tendre, si délicate, je l’écoute à présent distraitement. - Je voudrais essayer avec quelqu’un d’autre. C’est la douche froide, mais enfin qu’est-ce qu’elle a dans la tête ? - C’est pas un peu tard le jour de ton mariage pour trouver quelqu’un ? - Si bien sûr, alors j’ai pensé à toi. Elle fait un pas en avant, ses jeunes seins braqués sur moi. Je fais un pas en arrière et tente de protester. - Mais tu n’y penses pas, Paul est mon ami ! Et elle avance encore. - Mais tu es le mien depuis encore plus longtemps. Je me retrouve dos au mur et elle continue d’avancer, je me défends encore : - C’est vrai, on est un peu comme frère et sœur. Elle avance une main et la pose sur ma poitrine. - Mais on ne l’est pas vraiment, n’est-ce pas ? Bon dieu non ! Moi qui l’ai côtoyé mille fois sans jamais rien ressentir, je la désire pour la première fois avec une intensité qui me fait peur. - Fais ça pour moi s’il te plaît. Elle se presse contre moi et je sens la chaleur de son corps. Malgré moi mes bras se referment sur elle. Elle est toute menue, elle se dresse sur la pointe des pieds pour me tendre ses lèvres. Je les prends avec tendresse. Notre baiser se prolonge longtemps et devient plus passionné. C’est elle qui rompt le contact et recule. Gravement elle se débarrasse de ses vêtements et je découvre la blancheur de son corps qui n’a rien à envier à l’écrin de taffetas dont il émerge. Maladroitement je me déshabille à mon tour. Elle recule encore et s’assoit sur le lit. Sans la quitter des yeux, c’est à présent moi qui avance. Elle s’allonge sur le dos et écarte doucement les jambes. Je me penche sur elle, caressant la peau de pêche de sa cuisse délicate. Le visage à hauteur de son sexe, j’ai une vue en perspective d’abord sur son ventre plat, puis plus loin entre les deux collines de sa poitrine, son visage aux yeux fermés. Avec tendresse, je couvre son corps de baisers remontant de son sexe jusqu’à sa bouche. Je prends dans le même temps et son sexe et sa bouche et je la sens répondre à mon étreinte. Longtemps je lui fais l’amour, la sentant vibrer sous moi. Il me semble que cela aurait pu durer une éternité. Je finis par me répandre en elle en l’entendant crier de bonheur. L’inquiétude me prend, qu’ai-je fais ? Elle me regarde en souriant, devinant mes remords. - Tu n’as rien à te reprocher, il valait mieux le savoir avant. J’hésite à le lui demander et pourtant il le faut. - Est-ce que tu vas épouser Paul ? Elle me répond avec tristesse. - Non, plus maintenant, je ne peux plus. Je vais le lui dire. Et gravement elle va mettre des habits ordinaires et sort. L’esprit en déroute, je me rajuste à mon tour. En bas je l’aperçois parler avec douceur à Paul. Lui semble ravagé. Plus tard, il me prend à part. - Mais enfin qu’est-ce qui lui est arrivé, Lydie ne veut plus m’épouser. Je fais de mon mieux pour paraître surpris mais je fuis son regard. Dans les jours qui suivent, Lydie reste indéchiffrable. Je reste gêné en sa présence. Je n’arrive plus à retrouver notre relation d’antan. Les silences se prolongent et souvent je l’évite. Je finis tout de même par me retrouver un jour seul avec elle. C’est moi qui l’attaque. - Comment vas-tu ? Elle est très calme. - Bien merci. - Si j’ai bien compris, tu as compris de notre petite expérience que Paul n’était pas le bon ? - Bien sûr, sinon je ne lui aurais pas fais cette peine. - Et maintenant que vas-tu faire ? Te mettre à la recherche le bon ? Elle me regarde bizarrement. - Non, ce n’est pas nécessaire. Tu avais raison Eric, quand on a rencontré le bon, on le sent et il n’y a plus de doute. Qu’est-ce qu’elle veut me dire ? Pourquoi j’ai le cœur qui bat comme ça ?
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