The servant
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Je suis d'une excellente famille et ma vie suit les rails luisants d'une bonne naissance. Excellente école et excellente carrière en vue.

Comme base, je commence par choisir un appartement, puis un maître d'hôtel, un servant.

Je le choisis particulièrement stylé, tout à fait dans la ligne des gens de maison de mes parents. Et de fait, dès qu'il prend les choses en main je me sens à nouveau en famille. L'intérieur est propre et impeccable.

Je peux enfin se consacrer à ma vie professionnelle et mondaine. Celle-ci s'appelle Clara et est officiellement ma fiancée. Nous sortons ensemble en attendant un délai convenable.

     Tout va merveilleusement bien. Pourtant Max se plaint de sa difficulté à assurer seul la totalité du service, et surtout qu'il n'est pas convenable pour un valet de chambre de classe de s'occuper de certaines tâches féminines.

Je crains les complications d'avoir à nouveau à s'occuper de recrutement quand il me propose sa jeune sœur. Je suis un peu déçu de voir que la jeune personne ne possède pas la classe de son frère, elle est plutôt commune. Heureusement son frère la chapitre sans cesse, et parviendra peut-être à en faire une chambrière correcte.

Je n'y prends même pas attention, jusqu'au jour ou quelque chose bloque la porte de sa salle de bain.

- Mais qu'y-a-t-il ?

- Je vous en prie monsieur, je prends un bain et je suis toute nue.

En effet les quelques fois où je peux entrouvrir la porte, j’aperçois une forme imprécise repousser le battant. Je n'y prêtes aucune attention, aveuglé par la rage.

- Mais c'est un comble, vous avez votre propre salle de bain aux étages.

     Max tente d'adoucir les angles.

- Excusez-la monsieur, elle vous admire tant, et votre salle de bain est si belle.

- Je vois mais je ne peux admettre ces écarts.

- Je comprends, si vous saviez comme l'éducation d'une jeune fille est un lourd fardeau de nos jours. Ne trouvez-vous pas qu'elle porte des jupes un peu courtes pour son âge ?

- Bon, je passe pour cette fois, je ne voudrais pas ajouter à vos malheurs, mais à l'avenir qu'elle utilise votre salle de bains.

     L'incident ne me marque pas sur le moment, mais je me prends à regarder la silhouette de sa chambrière lorsqu'elle vient ouvrir mes rideaux le matin.

Un jour, un incident de famille les éloigne tous deux. Aussi je suis très surpris alors que je me croyais seul dans la cuisine à me verser un verre d'eau, de la voir entrer à son tour.

Je m'éclaircis la gorge.

- Vous avez raté votre train ?

Elle reste sur le seuil, visiblement émue d'être en face de moi.

- Non, enfin Max non, mais moi, je ne me suis pas sentie très bien, et mon frère est parti seul.

- Cela va mieux ? Vous devriez aller vous reposer miss heu...

- Jénnie monsieur. Non non, c'est simplement la chaleur.

Un silence gênant s'installe entre nous. Son visage oscille sans cesse entre la crainte et le sourire.

- J'espère que je ne vous fais pas peur.

Elle proteste vivement.

- Oh non monsieur, je crains mon frère qui me gronde souvent, mais je sens que vous vous êtes bon, j'ai confiance en monsieur, même s'il m'impressionne un peu.

Nouveau silence de sourires et de craintes.

Et soudain la sonnerie du téléphone.

Je reste figé. Je ne parviens pas à me décider rompre le tête à tête, pourtant je sais que plus j’attend, plus je révèle son état d'esprit.

Jénnie ne s'y trompe pas. Elle a un sourire coquin et jetant un regard de connivence vers le téléphone. Elle sait qu'elle me tient comme un poisson ferré au bout de sa ligne et que jamais je ne chercherais à m'échapper, il ne me reste qu'à tirer doucement.

Elle s'avance doucement dans la pièce, passant sa langue sur ses lèvres tremblantes d'excitation.

- Quelle chaleur, dit-elle en passant la main sous son pull, caressant les douces rondeurs que je ne fais que deviner, surveillant l'effet de son manège sur mon expression.

Elle monte et s'assoit sur la table en me faisant face. Son visage fendu d'un sourire d'excitation et la respiration oppressée, elle semble attendre quelque chose.

Je m'avance lentement, et ne sachant que faire lorsque j’arrive à ses cotés, continue imperceptiblement comme si j’allais la dépasser. Je cherche désespérément quelque chose à dire, éveillant soudain un écho dans ma mémoire.

- Votre robe est courte, dis-je très platement.

- La trouvez-vous trop courte pour votre goût ?

Je tourne la tête machinalement. Elle est en train de remonter doucement les pans de sa jupe et je suis fasciné la révélation du galbe de ses cuisses.

Je mène un combat intérieur douloureux qui se traduit par un rictus d'incertitude sur mon visage. Elle y met fin en passant son bras autour de mon cou, m'attirant à elle.

Emporté par le désir, je m'allonge sur elle et prend sa bouche. Elle rit de mon impatience lorsqu'elle sent ma main se glisser sous son pull à la recherche d'un sein. Cependant elle m'aide en tiraillant sur le pull pour s'en débarrasser. De même pour la jupe qu'elle dégrafe dévoilant ainsi qu'elle ne porte pas de culotte. Elle s'offre alors cuisses ouvertes et c'est à mon tour de se déshabiller fébrilement pour m'enfoncer en elle.

Il n'y a aucune tendresse dans mon étreinte, simplement la recherche de satisfaire mon désir, que réalise à grands coups de boutoirs qu'elle reçoit avec vaillance, jusqu'au jaillissement final qui me laisse affalé sur le corps de ma maîtresse.

FIN

Un dérapage pas terminé d'après le film "The servant"

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www.chez.com/desirstroubles et http://desirstroubles.multimania.com/


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