Elle est finement
maquillée et possède des yeux de chat qui semblent guetter sa proie.
Elle n'est
pas très jolie, mais elle traîne derrière elle une réputation
sulfureuse, peut-être à cause des nombreux tatouages qui affleurent des
parties nues de son anatomie.
Elle les exhibe fièrement en portant un haut rouge moucheté de noir qui
laisse ses bras nus.
Ses cheveux sont courts et mal peignés.
Alors qu'est-ce que je fais à lui tourner autour, moi un homme
marié ?
C'est aussi ce qu'elle me demande lorsqu'elle se retourne, me
toise de haut et me dit durement :
- Qu'est-ce que tu fais, toi, là ?
- Heu, rien, je ne sais pas.
Mais j'ai le regard rivé sur
sa croupe serrée dans un pantalon de cuir moulant.
- Tu
regardes mon cul ?
J'avoue, misérable.
- J'ai un
faible pour les pantalons de cuir.
- Tu ne m'apprends rien, tu
serais surpris du nombre de mecs que m'a valu ce cuir. Tu veux le
toucher ? C'est du vrai cuir, tu sais.
Malgré moi, je tends une main
tremblante et la passe le long de la courbe brillante dessinée par le cuir.
C'est chaud comme s'il recouvrait un feu intense.
Moi aussi j'ai
chaud tout à coup.
Elle porte ses mains à sa poitrine et enserre ses seins à travers
son petit haut rouge.
- Et mes seins, comment tu les trouves ?
On ne fait que deviner ses renflements sous le tissu.
- Heu, ils ont l'air très bien.
- Ils sont mieux que bien. Mais tu vois, ils sont toujours
excités, gonflés avec les pointes érigées.
- Ha ?
- Ouaip ! Ca veut dire que j'ai toujours envie de faire l'amour.
Mais c'est surtout le tatouage au crayon qui orne son biceps
gauche à nu que je regarde, même si ses propos mettent le feu en moi.
Elle sourit :
- Tu veux voir mes tatouages ?
j'avoue tout bas:
- Oui.
Elle se tourne face au mur.
Elle retire le haut qui voltige dans les airs.
Elle porte des sous-vêtements noirs.
Je vois au creux de ses reins un dessin coloré.
Elle baisse son pantalon.
Elle porte un string mangé par deux fesses rebondies.
Elle se cambre pour mieux les faire saillir.
Sur sa fesse droite est tatouée une bouche très rouge.
Je reste fasciné par les lèvres charnues qui me sourient.
- Tu me fais un petit bisou, mon lapin?
Comment le sait-elle ?
Je m'agenouille et vais baiser ces lèvres rouges.
Sa peau est chaude, ferme et elle a un petit goût sucré.
Elle rit.
- Allez, descend mon pantalon, tu veux ?
Je le prends par les bords cloutés et je le descends comme elle le demande,
mais doucement, centimètre par centimètre.
A mon grand regret le pantalon
finit par tomber à terre.
Mais il
est remplacé par de longs bas fumés du plus bel effet.
Je
parcours du doigt les lisières de dentelle fine.
Je descends le long
des cuisses larges, des mollets délicats, puis je remonte à nouveau et glisse
une main inquisitrice entre ses cuisses.
Elle fait un joli saut de
cabris en me repoussant doucement.
Je suis consterné et je murmure:
- Pardon !
Elle se retourne de profil.
Elle me toise encore.
Ses yeux mi-fermés scrutent mon visage congestionné de désir.
Elle me tient et elle le sait.
Elle se tient, fièrement cambrée.
Le satin noir bombé du soustiff soutient une poitrine arrogante.
Elle pose un pied sur la chaise.
Je peux admirer le galbe de sa jambe, terminé par un escarpin noir.
Elle passe une main caressante le long de ses courbes, le long de sa
croupe.
Elle se penche en avant.
Un sourire mutin vient adoucir ses lèvres.
Son regard brille d'une lueur amusée.
- Alors, mon gros lapin, tu aimes ce que tu vois ?
Penchée, elle m'offre une vue directe sur l'estuaire séparant ses jolis
seins.
Je réponds dans un souffle car très ému:
- Oui, c'est merveilleux !
La fille qui orne son bras semble dégoûtée par ce qu'elle voit.
- Tu veux en voir encore plus ?
Je dis encore oui.
Elle se débarrasse de son soutien-gorge.
Ses seins restent fièrement
dressés, n'ayant nul besoin du moindre soutien.
Décidément, le soutien gorge n'était qu'un ornement.
Les auréoles sont larges, les pointes érigées percées par des épingles
argentées.
Dans le creux de son nombril, un diamant luit.
Le string suit.
Elle s'assoit et écarte les cuisses.
J'aperçois à peine la fente de son sexe rasé.
Elle me dit d'une voix rauque.
- Viens !
Ce que je m'empresse de faire.
Je l'enlace et l'embrasse sur la bouche.
Sa bouche s'empare de la
mienne.
Sa langue me pénètre et va parcourir les moindres recoins.
Elle semble comme m'aspirer, me vampiriser.
Mon âme semble se fondre en elle.
Mes mains parcourent les courbes de son corps magnifique.
Sa bouche ne me lâche que lorsque je suis au bord de l'asphyxie.
Ca c'est un patin !
Je parcours son corps de baisés.
D'abord ses seins délicats, puis son ventre plat.
Je descends entre ses cuisses.
J'insère une langue inquisitrice dans son sexe trempé.
J'y trouve le clitoris que je titille doucement.
Elle pousse un long soupir.
Je persiste.
Elle se masse les seins tout en goûtant le
travail de ma langue.
Elle gémit, puis me repousse le visage.
- Allez viens, je n'en peux plus.
Je la pénètre d'un seul coup.
Je sens son vagin m'enserrer et me retenir.
Je sens ses seins écrasés contre mon torse.
Je me mets à aller et venir en elle frénétiquement.
Je sens ses ongles me lacérer le dos.
Je vais avoir des cicatrices, c'est sûr !
Il me faudra cacher ça à mon épouse ou j'aurais des explications
embarrassantes à fournir.
Mais je suis
tellement excité que je me vide à grands jets en elle au bout de
quelques secondes seulement.
Elle se rhabille en me rassurant, un peu moqueuse:
-
T'inquiète pas coco, ça arrive beaucoup plus qu'on ne pense. Et puis, tu
es un peu émotif, mais tu as un beau brin de langue.
Je lui demande un peu misérable:
- Je pourrais vous revoir ?
- Désolé, coco, mais je ne me tape un mec qu'une fois, jamais
plus. Et vu ta prestation, je n'aurai pas de regret. Tu as eu ta chance.
Va retrouver ta femme.
Je m'exécute un peu déprimé.
Il
m'arrive parfois de la revoir de loin.
Elle est toujours avec un type
différent que je regarde avec un peu de jalousie.
Et je me dis que
j'aimerais bien avoir une autre chance.