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Je
ne suis pas encore habitué aux devoirs de ma charge. J’ai été emporté
comme les autres dans le tourbillon de la révolte ou seules les considérations
militaires comptaient. Aussi
quand la femme de l'ex- capitaine me demande audience, je m’exécute, anxieux
de deviner le complot qu'elle peut me révéler ou me cacher. C'est
une vieille comme il y en a beaucoup dans le quartier des détenus. La souplesse
gracile de la jeunesse l'a quitté, alors elle fait appel aux artifices usuels
de sa génération. Elle porte une combinaison argentée dont les coupelles révèlent
des seins qui seraient tombants sans leurs soutiens. Un fond de teint masque les
probables rides de son visage, et le rouge agressif de sa bouche attire le
regard. Je me dis que la nature est dure avec les femmes, elle devrait les faire
disparaître après avoir transmis la vie. Les
vieilles passent la moitié de leur temps à se pomponner, c'est bien connu.
Je n'ai guère de temps à lui accorder, aussi j’attaque aussitôt. -
Que me voulez-vous madame? -
Voilà déjà deux mois que les enfants de ce vaisseau se sont rebellés en
tuant l'ancien capitaine, mon mari. -
Croyez bien que je le regrette. C'est précisément pour faire cesser les
tueries entre factions rivales que nous avons pris le pouvoir. Mais votre mari
s'est défendu jusqu'au bout ne nous permettant pas de le capturer vivant. Mais
ce fut le dernier, depuis que nous avons incarcéré tous les adultes dans leurs
quartiers, il n'y a plus eu une seule tuerie. Nous menons ce vaisseau en bonne
intelligence. Il n'était que temps, ces conflits les avaient presque tous tués. -
Je ne vous critique pas. Le capitaine m'avait lui-même réquisitionnée après
avoir tué mon précédent mari. C'est la loi du vaisseau. -
C'était. Nous avons annulé ces pratiques que nous désapprouvons. -
C'est un tord. Vous-même à présent que vous êtes le nouveau capitaine, il
vous faut une femme à la mesure de votre rang. -
Il n'y a pas de rang. J'ai été élu sans l'avoir voulu, mais parce qu'il nous
fallait un capitaine. -
La fonction crée l'homme. Vous prendrez goût au pouvoir. -
Aucunement, d'ailleurs, il suffit qu'une majorité conteste ma position pour que
j'en sois éjecté par de nouvelles élections. -
Cela n'arrivera pas, tous vous aiment, vous êtes un héros pour eux. -
Peut-être. Mais de toutes façons, j'ai déjà une petite amie à laquelle je
suis fidèle. -
Je l'ai vue, ce n'est qu'une petite fille, il vous faut une vraie femme que tous
puissent vous envier. -
Je ne sais pas très bien ce que vous entendez par vraie femme, et en dehors du
fait que je conteste cette affirmation, je vois mal votre intérêt dans tout
cela. -
Il vous faut une femme pleinement développée, choisissez-moi. Etre la femme du
capitaine confère certains avantages. C'est
vrai qu’elle est pleinement développée, je peux le constater par le large décolleté
qui révèle ses seins. Ils sont presque entièrement découverts et leur
pointes se dessinent en relief à
travers le tissu. Toujours des artifices de vielle, mais j’ai beau le savoir,
je ressens un petit quelque chose. -
Croyez bien que si je devais un jour changer de compagne, je ne choisirais pas
une vieille aux seins tombants. -
Je ne suis pas vieille, ma peau est lisse, et je n'ai que trente ans. Elle
ment, elle doit être plus proche de quarante que de trente, mais de toutes façons,
le problème n'est pas là. -
Toutes les vieilles cachent leurs rides par d'épaisses couches de crèmes et de
poudre, leurs seins tombent, et vous savez bien que nous avons descendu l'âge
de la retraite à vingt ans. -
Mon maquillage ne cache aucune ride et mes seins ne tombent pas. Elle
fait glisser la bretelle de sa robe et libère un sein de taille moyenne mais oh
combien plus gros que ceux de ma compagne. Il reste dressé, arrogant. Elle doit
utiliser des excitants. Elle
retire l’autre épaulière et s'approche de moi nue jusqu'à la taille. Je
regarde avec curiosité le ventre lisse et les seins dressés. -
Vous pouvez les toucher si vous voulez. J'avance
la main par curiosité, saisit un sein entre deux doigts et presse doucement. La
chair est tiède et incroyablement douce. Elle pousse alors un soupir qui me
fait retirer précipitamment sa main. Elle
sourit de contentement. -
Mais vieille quand même. Et
je fais demi-tour et sort.
J’oublie très rapidement cette entrevue et me consacre à mes
devoirs. Jusqu'à ce que je retrouve mon amie. Mais curieusement je n'éprouve
plus de plaisir à l'enlacer, en fait, en serrant ce corps frêle, c'est à
celui de la vieille auquel je pense. C'est sans doute une perversion mais je
voudrais être avec elle.
Si bien que je finis par se la faire amener. Elle est sagement vêtue
d'un pull et d'une jupe longue. Je suis quelque part déçu. -
Vous êtes habillé sagement aujourd’hui. -
J’ai pensé que vous souhaiteriez de la discrétion. Je puis enlever mes vêtements
si vous préférez, je suis nue dessous. -
N'en faites rien. J'ai besoin de discuter avec vous mais l'esprit en paix. J'ai
envie d'être avec vous et j'aimerais comprendre pourquoi. -
C'est tout simple, tu as envie de moi. -
Non, ce n'est pas simplement sexuel. Je suis curieux. Vous autres les vieux réagissez
si bizarrement. -
Comment ça ? -
Eh bien par exemple, lorsque je vous ai touché l'autre jour, vous avez soupiré. -
J'étais excitée par la caresse. -
C'est impossible, en temps que vieille, vous ne pouvez être excitée que par un
vieux, c'est scientifique. -
Je suis très sensible, lorsqu'une main d'homme me caresse, qu'il soit jeune ou
vieux, j'en ressens de l'excitation. Et vous-même que ressentez-vous ? -
Je ne sais pas. Les autres me semblent soudain plats et sans saveur, même ma
fiancée. Vous, vous avez de la substance, je sens que je pourrais rester dans
la même pièce que vous pendant des heures, sans m'ennuyer. Je me demande ce
que je ressentirais à vous tenir dans mes bras. -
Essayez, vous verrez bien, je vous promets de rester sage. Je
l'enlace délicatement, et tout naturellement son corps s'encastre contre le
mien. En dépit du pull, je sens contre moi chacune des courbes féminines et
leur chaleur. Heureux, je pose ma joue contre la sienne. Nous
restons longtemps ainsi l'un contre l'autre, et c'est à regret que je dois la
repousser. -
Demain je pourrai vous consacrer un plus long moment, et j'aimerais les passer
allongé contre vous mais chastement comme aujourd'hui. Vous devrez rester
passive jusqu'à ce que je vous autorise à agir. -
Bien, j'obéirais.
Et effectivement le lendemain nous nous retrouvons, et je lui
caresse longuement les cheveux, allongé contre elle sur un lit, et je
l'embrasse tendrement en la quittant. Le
lendemain seulement, je lui demande de se déshabiller complètement tandis que
moi aussi quitte mes vêtements, avant de glisser sous les draps. Elle
reste inerte et c’est moi qui prends l’initiative. J’explore son corps, et
la passion me prend. Elle aussi s’échauffe, m’embrasse. Nous explorons nos
corps, je la pénètre et elle m’accueille avec des petits gémissements. Je
garde cette liaison quelques temps secrète, puis je dois me rendre à l’évidence,
je ne m’en lasserai pas. Alors je largue ma petite amie en titre, et prend la
vieille comme compagne. Cela
jette un certain émoi, surtout qu’elle ne donne pas dans la discrétion, elle
se croit la reine du vaisseau. J’observe ses manœuvres et les remous avec
curiosité me demandant comment cela va se terminer. Comme
je le prévoyais ma position devient intenable. J’annonce à ma compagne : -
Je ne peux rester capitaine dans cette situation, je vais me retirer. -
Tu ne vas pas faire ça, fais arrêter les meneurs. -
Je ne veux pas retomber dans les intrigues, et je t’ai déjà dis que je ne
tenais pas à ce poste, je vais leur laisser le pouvoir, ce sont mes amis. Ses
yeux lancent des éclairs. Qu’elle est belle, que ce soit naturel ou
artificiel je m’en fous. -
Si tu lâches, je te laisse tomber. J’en
ressens un vague regret, elle va me manquer. -
Ma décision est irrévocable. Elle
me tourne le dos. Ma
vie est bien plus tranquille à présent. Reconnaissant pour ma non résistance,
mon successeur continue à faire appel à moi pour des conseils. Je
vois de temps en temps la veille tenter des manœuvres autour de la nouvelle sphère
du pouvoir, mais elle a du mal, peu de gens ont ma perversion. Je la vois végéter
avec un mec très loin du nouveau capitaine. Les
jeunes ne sont pas aussi intéressées que ma compagne. Certaines font des
tentatives vers moi malgré ma déchéance, mais je les trouve trop fade. Peut-être
que je vais me chercher une autre vielle. www.chez.com/desirstroubles
et http://desirstroubles.multimania.com/ |