La veuve noire
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La veuve et le banquier :

Je la fais entrer dans mon bureau.

C’est une femme charmante, blonde. Le deuil ne l’a pas empêché de rester élégante.

J’admire son tailleur noir très seyant et son chapeau assorti. C’est la grande classe.

- Veuillez vous asseoir chère madame.

D’un mouvement coulé elle se glisse dans le fauteuil, croisant haut les jambes. Je les admire brièvement avant de poursuivre.

- J’ai tenu à vous recevoir, parce que ce n’est pas tous les jours qu’une de nos clients reçoit un tel transfert sur son compte.

Elle baisse les yeux pour dire :

- Un héritage vous comprenez.

- Je sais. Mais il faut penser à placer cette fortune.

- Je vois, cela exerce votre convoitise.

Sans que je sache pourquoi, cela m’ennuie qu’elle pense ça de moi.

- Vous vous trompez. Je suis le propriétaire de cette banque et si je reconnais qu’il s’agit d’une belle somme, sachez que je dispose d’une fortune personnelle d’un autre ordre. Je voulais simplement vous conseiller, même sur des placements chez des confrères si cela peut vous donner confiance.

Elle se lève tout sourire. Elle se fait tout miel.

- Je ne voulais pas vous froisser.

Mon regard descend irrésistiblement vers ses longues jambes gainées de noir.

Son sourire se fige et sciemment, lentement, elle remonte doucement sa robe déjà pourtant fort courte.

Je fixe halluciné le charmant spectacle de son collant, crispant mes mains sur mon fauteuil.

Alors elle s’approche, s’assoit sur mon bureau, croise de nouveau les jambes en me jetant un regard en coin.

Puis elle se penche, me saisit par la cravate et me colle ses lèvres aux miennes. Sa langue s’engouffre et vient se mêler à la mienne.

Le baiser est long, langoureux. Je n’ai jamais subit d’attaque aussi directe de la part d’une femme aussi sophistiquée.

Son parfum délicat envahit mon espace vital.

Pris de vertige, je me lève à mon tour.

Elle déboutonne ma chemise, en écarte les pans.

Je fais de même révélant deux seins parfaitement galbés, satinés.

Je veux reprendre sa bouche. Lorsque je l’embrasse, il me semble me fondre en elle.

Elle s’échappe, se penche sur le bureau me présentant sa croupe rebondie.

J’y dépose un baiser affectueux, puis descend vers son sexe.

Je darde ma langue vers son sexe, rempli de son odeur.

Elle m’arrête, me relève et se penche à son tour.

Infiniment excité, ma hampe se dresse, énorme, telle que je ne l’ai jamais vu.

Le regard trouble, elle s’en empare, l’enfourne dans sa bouche et l’avale. Il me semble qu’elle avale mon âme.

Je saisis sa tête pour ne pas succomber, la retourne et la pénètre d’un seul mouvement.

Je pousse à fond pour bien la pénétrer. La belle gémit. Je me retire pour revenir encore plus fort. Je suis tellement excité qu’il ne me faut que quelques mouvements pour exploser en elle.

La belle n’en a pas assez car elle m’embrasse de nouveau.

L’après midi passe dans un tourbillon de sexe. Heureusement ma porte dispose d’un verrou.

A la fin de l’après midi, la belle ne semble pas pressée de me quitter et je ne m’en plaindrais pas.

Je l’invite à Dîner et nous passons la soirée ensembles, en amoureux. Je me perds dans la contemplation de ses yeux tandis qu’elle dévore avec appétit. Sans s’en étonner, elle se laisse conduire chez moi.

A peine la porte fermée qu’elle est déjà sur moi. Je balbutie quelques « je t’aime » vite effacés par sa bouche, et nous nous enfonçons dans une nuit chaude et intense.

Au petit matin, je la réveille d’un baiser pour lui offrir le mariage. Elle accepte aussitôt sans m’imposer le moindre retard dû à son veuvage.

Au délai près de la publication des bancs nous nous marions aussitôt.

Notre lune de miel est fabuleuse et elle ne faiblit pas lorsque je dois reprendre mon travail.

Chaque soir elle m’attend. Nous expédions fébrilement le dîner pour gagner le lit où nous reprenons nos ébats.

A ce rythme, travail le jour, amour la nuit, je finis par fatiguer. Mais la belle reste sourde à mes prières, et est sans cesse autour de moi. Même épuisé, lorsque j’ai l’impression de ne plus pouvoir bouger le petit doigt, elle enfourne dans sa bouche la petite chose molle qui repose entre mes jambes et parvient toujours à lui redonner vie.

Elle s’empale alors sur moi et repart pour une nouvelle chevauchée qui me rend encore plus épuisé.

Toutes mes nuits sont blanches, et je les passe à caresser son corps fermes, ses longues jambes qui m’ont séduit au début, à embrasser ses seins magnifiques, masses tièdes et odorantes, à lécher la moindre parcelle de son corps.

Le jour je travaille en tentant de ne pas m’endormir.

Elle tient mieux le choc pouvant dormir le jour.

J’ai beau la supplier, elle ne m’accorde pas une nuit de repos.

Je me sens épuisé, au bout du rouleau.

- J’ai rarement vu une crise cardiaque à trente ans, ce type devait avoir une hérédité chargée.

- Pensez-vous, aucune trace de crise cardiaque dans sa famille.

- Alors il devait avoir une vie drôlement dissolue.

- C’est possible, en tout cas il laisse une veuve éplorée.

- J’aimerai bien la consoler, vous avez vu son châssis…

La veuve et l’héritier

L’enterrement a été somptueux, vraiment en grande pompe comme il sied à l’enterrement d’un magnat de la finance. Mais la foule enfin partie, je peux laisser le chagrin m’envahir.

Je vois confusément une forme noire s’approcher de moi.

Il y avait un autre enterrement moins fastueux proche du notre, elle en émane.

- Je n’ai pu m’empêcher de remarquer votre douleur, est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ?

C’est une femme de grande classe que j’ai devant moi. Tout en elle dénote la femme du monde, depuis la robe de grand deuil provenant d’un grand couturier jusqu’aux bijoux discrets en passant par le maquillage soigné.

Et pourtant je n’ai jamais vu de robe de deuil aussi provocante. Le voile noir descendant du chapeau qui la couvre en entier est d’une telle finesse qu’il ne cache rien. Il laisse à la vue le tailleur noir moulant très court, révélant de longues jambes galbées, et très décolleté révélant des seins laiteux.

Mon regard se vide de toute tristesse pour exprimer la fascination du moineau pour le serpent.

- Heu non merci. C’était mes parents, disparus dans un accident de voiture. Vous-même êtes venue enterrer un proche.

Elle bat des cils exprimant une profonde tristesse.

- Oui mon mari, je me sens si seule sans lui.

Je ne peux manquer la chance d’établir le contact avec cette femme fascinante.

- Nous pouvons peut-être nous tenir mutuellement compagnie pour éviter les premiers instants de solitude.

Son sourire exprime un profond soulagement.

- Oh oui, j’ai tellement peur d’être seule.

Et dans un sanglot, elle vient pleurer sur mon épaule.

Embarrassé, ne sachant que faire pour la consoler, je lui tapote l’épaule, ému par le contact de son corps riche en courbe collé contre le mien.

De longs sanglots la secouent. Je ne suis que trop conscient des masses tièdes de ses seins écrasés contre mon torse, de son parfum envoûtant.

Un peu émoustillé, j’ai peur qu’elle ne remarque la bosse récente apparue dans mon pantalon, et tente de la repousser.

Mais elle ne se laisse pas faire, s’accrochant à moi comme à une bouée. Pourtant elle doit sentir l’expression de mon désir incrusté contre son bassin.

Elle doit l’avoir perçu, car elle aussi commence à s’émouvoir. Je sens son corps se frotter doucement contre le mien.

Mon désir croît, mes mains caressent son dos, ses fesses. Je cherche sa bouche et me heurte à son voile. Elle le soulève pour m’y englober. Nos bouches peuvent enfin se rejoindre.

Nos langues jouent dans un balai frénétique.

Notre douleur se mue en désir sexuel primaire.

Dégrafant le haut de sa robe, elle la baisse, pour dévoiler nu deux seins magnifiques rehaussés par le soutien gorge noir.

J’embrasse et mordille les tétons, lèche les masses tièdes. Elle gémit et relève sa jupe.

J’y glisse une langue inquisitrice et titille son clitoris. Elle n’en peut plus et moi non plus. Elle me repousse et me présente sa croupe.

J’enfonce mon sexe dressé dans son fourreau accueillant. Elle ondule, gémit et crie sous mes assauts.

Heureusement le cimetière est vide.

Je poursuis, de plus en plus intense, de plus en plus profonds jusqu’à la conclusion. Je n’ai jamais ressentit d’orgasme aussi intense.

La belle se rajuste, apparemment rassasiée par ma prestation.

Ce n’est pas possible que je la perde maintenant. Je l’invite à dîner. Elle accepte sans sourciller.

C’est vraiment une femme formidable toujours prête à satisfaire mes désirs. C’est même elle qui relance mon désir lorsque je faiblis. Elle n’en a jamais assez. Mais je ne m’en plaindrais pas.

Je crois que je ne pourrais vivre sans elle. Je crois que je vais lui proposer le mariage…

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