Vice président
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Je suis le patron d’une petite société d’informatique. Enfin quand je dis petite, elle compte tout de même à présent plus de mille salariés. J’en ai hérité à la mort de mon père. Je trouve ça assez rasoir, alors je me repose beaucoup sur le vice président, un homme sans grande imagination mais qui sait parfaitement gérer le staff et faire tourner la machine de façon optimum.

Comme le chiffre d’affaire était déclinant et les méthodes surannées, je m’en suis juste occupé par quelques idées novatrices sur les produits à offrir ce qui a tout de même multiplié le chiffre d’affaire par cinq et l’effectif par deux.

Mais pour le reste je me suis entièrement reposé sur le fidèle Oscar, me consacrant à ma petite famille, qui se réduit pour l’instant à mon épouse bien aimée. Je suis d’autant plus embêté lorsqu’il décède prématurément.

Je réunis le staff des directeurs. Ils sont tous là autour de la table. Je les connais mal.

Il y a là Marc, le directeur de la production, André, le directeur R&D, Raphaël, le directeur du marketing, et enfin Sonia, directrice de la publicité. 

- Je vous ai réunis ici pour vous expliquer la situation. Le poste de vice-président est vacant. Je sais par notre regretté Oscar, que plusieurs d’entre vous auraient l’étoffe pour occuper ce poste.

Tension palpable dans la salle.

- La situation est délicate pour moi. Je vous connais mal, j’ai rarement eut l’occasion de travailler directement avec vous, je sais seulement que chacun manage parfaitement son équipe. Il ne me suffit pas de choisir l’un d’entre vous, mais il faut également que ce choix soit accepté car les jalousies et les rancœurs risqueraient de nuire à une ambiance jusqu’ici bonne.

Tous s’observent avec inquiétude.

- Je ne vous cache pas que la solution de facilité serait un recrutement externe laissant le statut quo. Mais je vais vous donner une chance en travaillant pendant quelques temps avec vous pour mieux vous connaître.

 

Je passe une semaine avec chacun, l’observant dans son travail et effectuant un déplacement avec lui.

Marc dirige sa production méthodiquement, avec beaucoup d’autorité. C’est lui qui a le plus d’effectifs. Il ressemble beaucoup à Oscar, ce serait un bon choix, un peu terne. Au Japon, il conduit très bien les négociations avec les sous-traitants.

André est très compétent techniquement et conduit les R&D efficacement, il s’est cependant montré peu loquace avec nos partenaires allemands.

Raphaël est le plus brillant, beau parleur, un brin coureur, connaissant bien nos produits, il a très bien conduit les négociations avec nos clients anglais.

Je termine par l’outsider Sonia, une petite femme un peu boulotte hyperactive. Je ne l’ai croisé que deux ou trois fois, me contentant de glisser chaque fois un coup d’œil discret du coté de chemisier, ma fois très bien rempli mais trop boutonné à mon goût.

Je commence par un entretien.

- Voilà, Sonia, nous allons passer la semaine ensemble. Demain, j’assisterai à votre réunion de travail, puis je vous accompagnerai aux States pour ce concours de publicité, si du moins vous êtes candidate pour le poste.

- Oh oui monsieur, j’ai beaucoup d’admiration pour ce que vous avez fait de cette société et ce serait une énorme chance de vous côtoyer plus souvent pour apprendre vos méthodes de travail.

Si ce n’est pas du lèche bottes, je veux bien être pendu.

 

J’ai la surprise de voir Sonia le lendemain dans une tenue très éloignée de celles que je lui connais. Son décolleté est ravageur, et sa jupe en cuir est aux ras des fesses. Vue comme ça, on ne parle plus de petite femme un peu boulotte mais de délicieuses rondeurs.

Je regarde autour de moi, personne ne marque la moindre surprise, c’est donc sa tenue habituelle aux réunions de son équipe. Cela ne l’empêche pas de mener son monde avec sévérité. Mais tous semblent l’accepter, la dévorant des yeux, y compris moi. Je comprends mieux l’efficacité de son équipe et le record d’heures supplémentaires de son service.

Diriger son service avec son cul, c’est une méthode originale, mais est-ce que ça peut tenir sur la durée ? Pourtant elle le dirige depuis trois ans.

Je me demande lesquels elle choisit pour des ébats plus intimes, mais j’ai beau les scruter avec curiosité, je ne lis que frustration sur tous les visages.

Je lui fais part de ma surprise après la réunion.

- Vous ne nous aviez pas habitués à de telles robes, Sonia.

Elle me sourit de toutes ses dents.

- Je ne voulais pas effaroucher les esprits conventionnels, et puis je veux être jugée sur mon travail, et non sur mon apparence.

Et qu’est-ce qu’elle est en train de faire avec moi ?

 

Le voyage pour l’Amérique est long, même en Concorde, heureusement la conversation de Sonia est très agréable et son énergie très rafraîchissante.

La soirée Oscars de la publicité est très rasoir, comme toutes les remises de prix. Des présentations ampoulées, un suspens surfait, et des remerciements embarrassés.

Sonia n’a pas l’air du même avis. Superbe dans une robe grand soir, elle écoute tout, applaudit à tout rompre et me jette des regards angoissés à mesure qu’approche notre tour.

Moi je me distrais en admirant son décolleté, cette fois vertigineux.

Après la longue série des prix secondaires, de la meilleure musique à la meilleure image en  passant par le meilleur treizième rôle (celui là je l’ai inventé), arrive l’ultime, le prix de la meilleure publicité. 

Un ponte du sujet énumère gravement les nominés. Ma société est citée comme s’il s’agissait d’une surprise. Cette bonne blague, pourquoi serais-je ici sinon ! Mais Sonia crie comme si ça l’était.

Et le gagnant est … Nous. Ca va, je ne serais pas venu pour rien. Je m’en serais bien passé, mais Sonia me tire vers l’estrade pour recevoir notre prix.

C’est Sonia qui se colle à l’exercice des remerciements, très bien ma fois. Et dans l’ovation qui conclue son discours, elle m’enlace et m’embrasse fougueusement. Diable, je ne m’attendais pas à celle-là, voilà une remise de prix beaucoup moins ennuyeuse dont je me souviendrais. Je reste saisis tandis que les photographes nous mitraillent. Encore heureux qu’il n’y ait pas de caméra et que l’occasion ne soit pas grand public. Ma femme ne lit pas les journaux mais regarde la télé.

Je sauve l’honneur en gardant les lèvres bien serrées.

Le repas offert qui suit est correct sans plus mais Sonia mange et boit avec entrain, trop peut-être car dans les danses qui suivent, elle se colle langoureusement contre moi. Je lui échappe en faisant danser les autres femmes de notre table, mais ne peut éviter quelques slows torrides.

Dans l’ascenseur elle se laisse aller contre moi, pompette.

Arrivés à la porte de sa chambre, elle m’enlace à nouveau et me tend ses lèvres, mais je lui plaque un baiser tendre sur la joue.

- Bonsoir, vous n’êtes pas en état, je passe vous prendre demain matin.

 

Le lendemain matin, à une heure décente, je sonne à sa porte. Je m’attendais à la trouver prête avec un visage ravagé par la gueule de bois quand je la trouve fraîche comme une rose dans un déshabillé transparent.

- Pourquoi vous m’avez laissé hier, méchant ?

Elle est nue sous son déshabillé, je regarde halluciné ses seins épanouis et parvient à bafouiller :

- Vous étiez saoule.

- Et bien ce n’est plus le cas ce matin, venez prendre le petit déjeuner avec moi.

Je tourne les talons, prenant la fuite en jetant un :

- D’accords, je vous attends en bas.

Elle m’y rejoint, mais reste boudeuse jusqu’à l’avion.

Elle s’installe près du hublot et reprend.

- Pourquoi vous m’avez laissé hier ?

- Vous étiez très entreprenante.

- Et alors, ce n’est pas dû au vin. Gagner des concours, ça m’excite toujours beaucoup, cette soirée aurait été inoubliable si vous étiez resté avec moi. J’étais dans un état pas possible et vous m’avez planté là, j’ai été très malheureuse toute la nuit, je n’ai pas dormit et je dois avoir des cernes affreux.

J’ai beau scruter son visage, je n’y trouve pas de traces de cernes.

- Il fallait appeler le garçon d’étage.

- Ne soyez pas vulgaire, c’est vous que je voulais. Je suis encore dans tous mes états.

Elle s’allonge langoureusement autant que faire se peut dans ce genre de siège, me laissant admirer ses belles jambes dénudées.

Je me demande si elle joue la comédie ou est réellement excitée. Il me vient une idée pour le découvrir. La cabine est sombre à cause des dormeurs et du cinéma et elle est entre le hublot et moi. Je pose ma main sur sa cuisse.

Elle me jette un regard surpris mais allumé.

- Il n’est pas trop tard, nous pouvons aller dans les toilettes, c’est un grand classique depuis Emmanuelle.

- Ce n’est pas nécessaire, je veux juste soulager votre tension.

Je caresse un moment sa cuisse puis remonte et glisse ma main entre ses jambes. Comprenant mon intention elle veut serrer les jambes mais trop tard, j’ai glissé deux doigts dans son intimité. Elle se cabre et écarte de nouveau les jambes pour mieux s’offrir.

Je trouve son clitoris et elle se met à haleter sous mes caresses de plus en plus précises. Sans pitié, j’accélère le rythme jusqu’à ce qu’elle crie doucement au moment de l’orgasme.

Je regarde autour de moi, mais personne n’a rien remarqué dans le bruit des réacteurs.

Elle me regarde avec reproche.

- Salaud !

- Vous vouliez être soulagé, c’est fait

- Pas de cette façon, mais je peux vous rendre la pareille si vous le souhaitez.

J’écarte non sans mal sa main baladeuse de mon sexe.

- Pas question, merci.

Elle boude cette fois-ci jusqu’à l’atterrissage.

Elle continue de bouder dans le taxi, ce qui n’empêche pas sa cuisse d’être collée à la mienne.

Arrivés chez elle, elle se penche vers moi.

- C’est votre dernière chance, montez avec moi, vous direz à votre femme que notre avion a eut du retard, je sais que vous en avez envie.

Elle m’embrasse tout en massant de la main la bosse au niveau de mon sexe. Effectivement j’en ai très envie. Mais là encore, je reste lèvres fermées, et elle s’enfuit en pronostiquant :

- Tant pis pour vous, vous ferez l’amour à votre femme en pensant à moi.

Et effectivement, ce soir là, tandis que je chevauche ma femme avec une ardeur qui la comble, c’est à Sonia que je pense.

 

Je suis dans un beau pétrin. Si je la nomme, les autres vont râler, et si j’en choisis un autre, elle sera furieuse. C’est inextricable. Je commence dès le lendemain mes consultations à l’extérieur.

J’apprends que pendant ce temps, elle fait le tour des directeurs, dans sa tenue provocante. Qu’est-ce qu’elle peut bien mijoter ?

J’ai la  surprise de la voir pénétrer dans mon bureau. Elle y jette une feuille.

Je la lis avec curiosité. C’est une déclaration signée par l’ensemble des directeurs, affirmant leur confiance dans mon choix, et se déclarant prêts à travailler sans aucune arrière pensée pour celui que je choisirai.

- Voilà, vous êtes libre de choisir celui que vous jugerez le plus apte à remplir le poste ou avec qui vous vous sentirez le mieux pour travailler.

Elle dit ça en se penchant vers moi, m’offrant une fois de plus une adorable vue sur ses seins lourds.

- Comment as-tu fais ? Je parie que tu es allé voir chacun d’eux dans cette tenue provocante avec un discours du style « Je sais que vous êtes le meilleur, et ce serait dommage que les craintes de conflits n’écarte votre nomination. Je suis prête à travailler pour vous, et si au contraire je suis choisie, je sais bien que j’aurais besoin de vos connaissances pour m’aider »

- C’est un peu ça, en l’adoptant à la personnalité de chacun.

En fait, elle s’est un peu couverte en production la jouant plus fifille à protéger. Mais André a signé en rougissant les yeux rivés sur ses seins et il a même fallut qu’elle se laisse un peu tripoter par Raphaël.

- C’est bon, je vous prends à l’essai comme vice-présidente.

- Oh chéri.

Elle contourne le bureau pour venir s’asseoir sur mes genoux.

- Mais à une condition.

Je lui caresse tendrement la cuisse.

- Ce n’est pas pour ça que je t’ai choisi, mais pour ta capacité à rallier tous mes directeurs. Et puis j’ai envie de voir si ta méthode peut marcher à l’échelle d’une société. Mais ma condition, c’est que tu laisse tes tenues provocantes en ma présence et que tu ne tentes plus tes manœuvres de séduction envers moi, ce n’est plus nécessaire puisque tu as le poste.

- Mais chéri, tu n’y es pas, j’ai réellement envie de toi.

- Et bien n’y songe plus, choisit un de tes collaborateurs, il y en a de très bien et ils sont plus jeunes et plus beaux que moi.

- Ils ne m’intéressent pas, mais je m’arrangerais. Mais tu as tort, tu sais, tu vas continuer à faire l’amour à ta femme ne pensant à moi tant que tu ne me baiseras pas.

- C’est mon problème.

- Comme tu veux, mais tu finiras dans mon lit, je le sais.

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