- Veuillez me pardonner, c'était
machinal
- Ne vous excusez pas, j'aime sentir
sur moi l'admiration des hommes, je ne m'habillerais pas ainsi sinon.
- Ca ne vous cause pas quelques
problèmes? Certains doivent essayer de vous... Enfin vous voyez ce que je veux
dire.
- Les plus vieux se contentent de me
mettre la main au panier au passage, les plus jeunes me coincent derrière une
porte pour me peloter.
- Ca ne vous gêne pas ?
- Non bien sûr, ça me fait plaisir
de leur accorder ce petit plaisir à ces pauvres vieux, et les autres ne peuvent
que m'en apporter. J'aime faire l'amour, quel que soit le partenaire,
je serais une allumeuse sinon. Je suis très experte vous savez.
- Et vous me rangez parmi les jeunes
ou les vieux.
- Je ne sais pas, vous ne m'avez
encore rien fait. Mais ne vous gênez surtout pas quand vous vous déciderez,
appelez-moi. Je crois que vous allez me plaire.
- Ca n'arrivera pas.
- Mais si, vous avez envie de moi,
tous les hommes ont envie de moi. La plupart satisfont leur envie aussitôt.
Quelques-uns, mariés ont des scrupules, qui entrent en opposition. Seulement un
jour ils ont une dispute ou des ennuis, alors ils se souviennent de moi et je
les console.
- Vous semblez avoir une haute idée
de vos capacités de séduction.
- C'est que je pêche au filet. Ma réputation
bien établie de putain fait travailler les imaginations. Un jour ou l'autre
vous tomberez dans mes rets, je ne suis pas pressée. Je représente le fruit défendu
pour le mari fidèle, la luxure pour l'homme moral, la tentation pour le
croyant. Vous ferez des rêves sulfureux sur moi, vous ferez l'amour à votre
femme en pensant à moi.
- C'est ridicule
- Alors prouvez-le-moi en me
caressant les seins puis en me laissant aller sans autre avance
- Je peux le prouver beaucoup plus
facilement en ne le faisant pas, et à jamais. Pour le moment je n'ai fais que
regarder, ce qui n'est pas coupable.
- Bien sûr bien sûr, aucune faute.
Rincez-vous l’œil tant que vous voulez, à ce propos, voulez-vous que je vous
apporte votre courrier encore demain.
- Ce n'est pas nécessaire
- D'accord mais alors profitez-en
car demain, ceinture.
Et elle sort en se déhanchant
outrageusement.
Le lendemain elle tient parole car
c'est la respectable madame Eward qui m’apporte mon courrier, ainsi que les
jours suivants.
Un jour dans un ascenseur elle me
susurre à l'oreille:
- Vous ne m'avez toujours pas appelée,
vous ne pensez donc jamais à moi ?
- Pas souvent, bien que madame Eward
soit nettement moins agréable à regarder.
- Je vais vous aider à vous en
rappeler.
Et profitant de la cohue, elle se
frotte doucement à moi, déclenchant des sensations que je ne comprend pas avec
une femme que je trouve laide.
- Alors demain, encore madame Eward
?
- tout mais pas elle
- Alors à demain.