Coup de fil
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Il est déjà tard quand mon patron me demande.

- Qu’est-ce que vous faites ce soir mon petit Didier ?

Je sais déjà comment cela va se terminer.

- Rien de spécial, monsieur Grossevald.

- Et bien venez avec moi manger un morceau chez moi, puis nous reviendrons travailler.

Si je suis abonné aux soirées de travail, c’est la première fois qu’il m’invite chez lui, d’habitude c’est plutôt sandwich ou pizza servi sur place.

Dans la voiture, il me confit:

- Ma femme doit se rendre à une soirée mais elle aura le temps de nous préparer un petit quelque chose et peut-être même de manger avec nous.

Madame Grossevald nous ouvre la porte en longue robe du soir qui affine encore sa silhouette gracile. C’est une toute jeune femme qui est beaucoup plus jeune que son mari.
De longs cheveux blonds soulignent la finesse du visage très lumineux. Elle a un petit nez mutin qui vient compléter un sourire malicieux et deux yeux bleus lumineux.
Son mari rompt la magie de la rencontre en nous présentant bien inutilement.
- Ma femme, Didier, un de mes employés.

Elle me salue d’un signe de tête et nous conduit jusqu’à la salle à manger. Au rythme de son léger balancement, le tissu moule tour à  tour le bord de ses hanches, et oserais-je le dire, ses fesses.

Lorsqu’elle se coule vers la table, je guette la longue fente de sa robe, mais sa parfaite maîtrise ne laisse rien voir. Dommage.

Monsieur Grossevald parle sans cesse travail pendant tout le repas, et je fais mine de l’écouter mais en fait je suis complètement fasciné par sa femme. Je n’ai jamais eu l’occasion de côtoyer une femme d’une telle classe et aussi belle. Je guette tout particulièrement ses allées et venues entre la table et la cuisine, émerveillé par la grâce de chacun de ses mouvements.

 

Heureusement son mari ne semble s’apercevoir de rien. Elle doit s’en rendre compte, car elle me sourit avec indulgence, peut-être sensible à mon hommage muet.

Hélas le repas prend fin, dont je ne saurai dire s’il était bon ou non, étant quasi inconscient de ce que contenait mon assiette.

J’ai cependant un répit pour le café pris au salon. Elle s’assoit sur un pouf en face de moi, toujours aussi altière et lointaine. Le vibreur d’un portable vient troubler le silence. Monsieur Grossevald passe dans la pièce attenante pour y répondre intimement, pourtant sa grosse voix retentit jusqu’ici. Encore des problèmes avec le chantier.

Madame Grossevald soupire, ce qui fait légèrement bouger ses seins menus dont je devine une pointe à travers le tissu.

- Le voilà encore partit pour au moins vingt minutes.

Sa voix que je n’avais pas encore entendue a la pureté du crystal.

Elle me sourit avec chaleur.

- Le croiriez-vous, Didier, mais il ne se passe pas de dîner sans au moins un appel de ce genre.

Elle m’a appelé Didier. Je me sermonne. Et comment en aurait-il été autrement, son mari ne lui a pas donné mon nom de famille.

Le pan de sa robe a glissé.

 

Elle jette un œil en direction de la porte où a disparu Mr Grossevald qui continue à tempêter au loin, puis me regarde à nouveau.

- Nous avons tout le temps.

 

Et tout en conservant un visage parfaitement angélique, elle pose la main sur sa cuisse dénudée.

Elle me défie à présent du regard.

Elle se tourne puis écarte les pans de sa jupe, montrant à nu son entrecuisse.

Un torrent en fusion déferle dans ma tête :

- Mon dieu, elle ne porte pas de culotte.

 

 

L’esprit en feu je me lève puis me penche vers elle. Ma main frôle sans oser appuyer ma caresse sa cuisse découverte, mes lèvres effleurent les siennes si délicates. Son parfum vient m’environner.

- Madame Grossevald!

- Appelle-moi Sylvia!

Elle tourne sur elle-même, se retrouve à quatre pattes, soulève encore sa robe pour me présenter une croupe parfaite.

J’ai beau être impressionné par la classe de cette femme, il y a des invites que je ne peux ignorer.

Ignorant les vociférations du mari, je me libère pour venir m’encastrer dans cette croupe fabuleuse, pénétrant le fourreau brûlant de son sexe.

La passion nous entraîne pour dix minutes de plaisir intense...

 
 
 

 

 

.... jusqu’au jaillissement final.

Tandis que je retombe hébété sur mon fauteuil, elle se rajuste sans gêne et quant monsieur Grossevald revient, plus rien ne vient trahir ce qui a pu se passer.

J’ai dû rêver.

 

 

Finalement, le bonheur c'est simple comme un coup de fil

Malheureusement, monsieur Grossevald ne m'a jamais réinvité.